[04] Quatrième Fiche

12 juin 2008 01:15 | Neutre | 0 commentaire

 

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- INTERNAT = LONGS COURRIERS -
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A y'est, le nouveau Kaìn V.4.0 est sorti.
Tout nouveau, tout chaud, pourtant C'EST LE MÊME.
Non, il n'a pas chanché.

Pour commencer, là, nous sommes le vendredi 6 octobre, il est 17:25, je suis dans ma chambre d'internat, à Faidherbe, et je m'écoute GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR.

Ouai, ça c'est cool comme début…

Ça montre le PERSONNAGE, tout ça… Parce qu'à partir de cette petite phrase, vous pouvez vous dire « oua, ce gars n'a pas cours le vendredi a 17h, ce gars est en internat à Faidherbe, donc en prépa, et il aime le Post-Rock ».

Et vous auriez raison.
Oui, j'avoue, le vendredi je fini a 16h, ça vous pose un problème ?

Et là, oui, je m'ennuyais tout seul dans ma chambre d'internat. A vrai dire, le boulot c'est pas ça qui manque en PREPA LETTRES (Khâgne Ulm), mais bon, là, une FLEMME phénoménale s'est emparée de tout mon être.
Et je me suis dis, Kaìn, t'as un PC portable allumé devant toi, avec dedans un traitement de texte, ça fait des mois que tu veux refaire ta FICHE parano, c'est le moment. En plus tu t'ennuies, ton voisindechambre-J-LIL 69904 il est pas là.

Enfin bref, là je refais ma fiche, je me bousille même des caractères pour le dire.
Je pense qu'elle se fera en plusieurs jets.
Je sais pas.

Bon, faut bien COMMENCER un jour, alors je vais vous avouer une chose : Kaìn, c'est pas mon vrai prénom.
Ça a même pas rapport avec le Caïn biblique. J'suis pas un ouf dans ma tête moi, je tue pas mon frère.
Bon, en même temps j'ai pas de frère… Mais c'est pas pour ça que je le tue.

Nan, moi j'ai une SŒUR, une grande. Enfin, en âge, parce que sinon j'la dépasse.
Ahaha.
J'en avais marre à la fin d'être le "PETIT"… Cet adjectif m'a toujours suivi, brr, je le HAIS.
« Allez p'tit gô » qu'y m'disait le moniteur de ski dans les Alpes.
« Mon petit lapin » qu'elle disait ma môman.
Et puis au COLLEGE le "petit" fut employé pour désigner ma voix… Ahaha, je me marre, c'est tellement drôle de se moquer des gens à propos de choses pour lesquelles ils ne sont pas coupables et ne peuvent rien faire.

Bande de SADIQUES.

Enfin, ils avaient pas tort quoi …
« Allo, Mme V***** ? - Nan, c'est son fils.»
¤ …tut… tuuuut… tut… ¤
Ça fait toujours plaisir.
Bon, après y'a eu la période « Allo, M. V***** ? - Nan, c'est son fils. - Oh, je t'avais pas reconnu !» Ça, ça fait toujours plaisir.

Alors vala, le Kaìn d'aujourd'hui il a UNE VRAI VOIX maintenant, apparemment. Quant à sa VOIE, j’aimerais tenter l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille après ma Khâgne.
Pis pour le PHYSIQUE y'a qu'à voir la galerie hein, je ne vais pas gaspiller encore plus de caractères que je n'en gaspille déjà pour vous dire que je ne vais pas en gaspiller en vous faisant une description de mon portrait aisément consultable et facilement plus reconnaissable sur une PHOTO. Surtout qu'il n'y a pas grand-chose à dire.




- « Et sinon ?
- Sinon…, Sinon…, j'en sais rien. C'est triste la musique que j'écoute là… Toujours GY!BE, j'en suis a Static, de Lift Your Skinny Fists like Antennas To Heaven, et bientôt ce sera Sleep. Ça me fait penser à toi. Pas forcément pour les paroles - il n’y en a pas - mais la musique me rend triste, et me fait donc par conséquent penser à toi… Tu crois que c'est ça qu'on appelle ΚΑΘΑΡΣΙΣ ? Ça me purge pas, ça m’enfonce… Ce n'est pas mieux, c'est pire. Et pourtant je continu à l'écouter, et pourtant je continu à être triste, tout comme je continu à penser à toi.

Deux syllabes, trois lettres,
Non pas la cause,
Mais la raison de mon Mal-être.

- Hey, tu sais que je n'aime pas quand tu fais cette petite tête là ? Mais moi, comme d’habitude, je ne sais pas quoi te dire… A vrai dire, je ne sais pas trop comment me comporter…
- A vrai dire, plus vraiment besoin de te comporter d'une façon ou d'une autre… Je ne te vois plus. Toi là-bas, Moi ici… Je ne te vois plus, je n'ai même plus ce plaisir… Quelques photos sur mon mur entretiennent ton souvenir, tes textos, ta lettre sur ma table de chevet… Ce sont les seules choses que j'ai de toi, les seules choses qui me font penser à toi. Ce sont les seuls "toi" que je puisse posséder, en réalité. Eux seuls, eux seuls…

 "Hélas, ce vide, ce vide affreux que je sens dans mon sein!… je pense souvent : « Si tu pouvais une seule fois, une seule fois, la presser contre ce cœur, tout ce vide serait rempli.»"

- Et tu ne réponds même pas à ma dernière lettre, tu me dis que tu n'as rien à dire en ce moment…
- Et c’est vrai… Je m'ennui toute seule… Je ne fais rien… j'aimerais tellement être avec vous… Vous me manquez tous… Et tu me manques... Mais continu de m'écrire… Écris moi autant que tu veux… Ta dernière lettre m'a beaucoup plue…
- Écrire, oui, mais pourquoi ? Je n'ai à répondre à rien, car tu ne m'as rien répondu. A quoi bon ! Me répéter ? J'aurais peur de te décevoir…
- S'il te plaît, ne m'en veux pas… J'ai beaucoup envie de te lire, mais… tu sais, je garde des lettres que j'ai écrites il y a des années, et que je n'ai pas osé envoyer… Mais je suis désolée de ne pas t'avoir répondu, à toi… Mais à chaque fois que j'essaye, je ne répond pas totalement à ta lettre, et je parle pour ne rien dire…
- Alors parle donc pour ça, parle donc pour moi… Ces lettres sont les seules choses qui me rattachent encore à toi… Je ne te demande pas d'éloges ou d'élans comme je peux t'en donner, car je sais que c'est fini, car tu as voulu arrêter…
- Oui… Je sais… Excuse moi… Tu ne m'as jamais demandé grand-chose, et tu as voulu me donner tant… Mais je n'ai pas su, pas pu, pas voulu accepter… ne m'en veux pas pour ça non plus… Mais encore aujourd'hui, je crois, je sais, que ça n'aurait pas marché, même si, pourtant, j'ai vraiment passé de très bons moments avec toi, et je n'en regrette aucun…
- S'il te plaît, arrêtons là… La conversation je veux dire… Il n'y a de toute façon plus que ça à arrêter entre nous. Ça n'aurait pas marché, soit… Alors n'en parlons plus. Si tu penses que ça n'aurait pas marché, alors oui, ça n'aurait pas marché. Mais n'en parlons plus.
- D'accord…
- Alors Adieu, idole de mon cœur. Adieu.
- A bientôt… J'espère…
- A bientôt… peut-être. »




Jeudi 19 octobre 2006
 Je prend soin de ta photo comme j’aurais pris soin de toi. Si un grain de poussière s’y dépose, alors je l’y retire en exhalant doucement mon souffle sur  ta nuque, ou le repousse en caressant délicatement ta joue… Je prend soin de ta photo. Et je la regarde continuellement, inlassablement, pensif… Je ne devrais pas. Je ne devrais plus. A quoi bon m’attacher à toi ? Tu me manques. Il m’arrive parfois de ne pas penser à toi, mais dès que ton nom semble parvenir à mes oreilles, dès que les souvenirs remontent à la surface de ma claire conscience, alors je m’efface, alors je m’effondre. Je passe d’un état d’insouciance et de légèreté à un état passif et mélancolique. Mais je ne devrais pas… Je ne devrais plus…
 Tu me manques, et je désirerais tant être à tes côtés, partager de nouveaux souvenirs, pouvoir t’écouter et plonger à loisir mes yeux dans les tiens, m’enivrer de ton parfum, de ton haleine, de ta voix… Mais ces désirs sont vains et voués à l’échec. Tu es là-bas, je suis ici. Je suis seul, tu es à ses côtés. Lui, est là, près de toi, pour goûter à ces félicités. Lui, est là pour partager ton sommeil et tes rêves. Tandis que moi, moi, j’erre seul dans ce vaste océan de douleur.

« Vainement, je tends mes bras vers elle, le matin, lorsque mal réveillé encore, je sors d’un pénible rêve; en vain, la nuit, je la cherche à mes côtés, lorsqu’un songe heureux et pur m’a trompé, que j’ai cru que j’étais auprès d’elle sur la prairie, et que je tenais sa main et la couvrais de mille baisers. Ah ! Lorsque, encore à demi dans l’ivresse du sommeil, je la cherche, et là-dessus me réveille, un torrent de larmes s’échappe de mon cœur oppressé, et je pleure inconsolable devant le sombre avenir qui m’attend ».

 Alors pourquoi continuer à vivre ainsi ? Pourquoi vivre dans l’espoir d’un jour te revoir ? Pour réaffirmer mes sentiments pour toi, pour les revivifier ? A l’instant même je raccroche le téléphone, à l’instant même je viens de te dire au revoir et te souhaiter la bonne soirée… Si tu savais l’état dans lequel cette brève conversation me met ! Entendre ta voix… Si tu savais tout le bien que cela me fait… Pour me faire du mal ensuite ! J’en aurais embrassé le combiné, et le reposant j’aurais souhaité le claquer. Si je vais bien ? Bien sûr que non ! Et ce n’est pas parce que je te dis que ça va que ça va, bien au contraire. Tu me verrais les larmes aux yeux que je te dirais que je vais bien… J’ai été le seul à te dire que je vais bien ce soir… je suis peut-être bien le seul à réellement aller mal. Car les vérités les plus profondes sont celles que l’on avoue jamais.
 Oui, je souhaite t’oublier, ne plus rien ressentir d’autre qu’une certaine heureuse nostalgie en repensant à ton image, non pas une triste amertume. Depuis combien de temps n’avais-je plus eus de tes nouvelles ? Et combien de temps cette conversation dura-t-elle ? Cinq minutes ! Cinq petites minutes où tu ne m’as rien dis, où j’ai feins d’aller bien. J’ai forcé les rires, je me suis imaginé des sourires, j’ai caché les accrocs de ma voix. Si peu, si peu de ta voix, de ton temps… Et attendre si longtemps pour la prochaine fois, pour une prochaine fois…
 Je ne devrais pas, je ne devrais plus. Tout ce que je dis là je ne devrais plus le penser, je devrais le relire avec un rire, le rire d’une personne objective et heureuse. Mais malheureusement je le pense, je le pense plus que tout, et je relis avec douleur, en ravalant un soupir, un étouffant un sanglot…
 Mais je ne te reproche rien. A vrai dire, que pourrais-je te reprocher ? La faute n’est à personne. Pas à toi, qui n’est en aucun cas responsable d’avoir fait naître ces sentiments en moi, pas à toi, pas même responsable de ce qui me plaît en toi, car tu es ce que tu es, que tu le veuilles ou non. Pas à moi, qui n’ai jamais désiré ces sentiments, pas à moi, qui étais si heureux lorsque je ne ressentais rien de plus fort que l’amitié.




03 Décembre 2006
 Ma décision est prise. Ma décision est faite. Je me dois de l'oublier. Je dois l'oublier. Quelle triste ironie… Devoir dire Adieu à la personne qui nous est la plus chère au monde. Devoir dire Adieu à la seule personne que l'on ne veut pas quitter. La personne pour laquelle on aurait pu dire Adieu à tout le monde, à tout le reste. Adieu aux amis, Adieu à la famille, Adieu aux loisirs, Adieu au monde, pour cette seule et unique personne. La seule personne capable de vous sauver, d'apporter votre bonheur, votre félicité. Cette personne là, vous devez la quitter, la faire disparaître de votre esprit, habitué quotidiennement à son image. La seule clef du monde, l'unique être pour laquelle vous êtes encore en vie, nourrissant de secrets espoirs d'un renouveau, d'un dernier baiser, d'un seul et unique petit mot gentil, d'un seul regard… Loin, désormais loin de vous, elle doit aussi l'être de votre esprit, de vos pensées. Alors tout votre monde s'effondre, alors tout ce qui vous entoure semble vain, fade, inutile, car elle ne fait pas partie de ce décor. La vie ne devient qu'une errance, une longue agonie, une terrible stupeur, une horrible panique, comme le nourrisson pleure, inconsolable, l'éloignement de la mère. Hier encore, je nourrissais longuement le désir d'en finir. Mais si je suis encore là ce matin, c'est uniquement, uniquement, car j'attend une lettre de sa part. J'attend, dans le doute.
Ma décision est prise. Ma décision est faite. Je l'ai revu hier. J'attendais si impatiemment ce moment, et j'ai été incapable d'un seul mot quand je l'avais face à moi. Puis elle est repartie, et je n'ai encore une fois su rien dire. Je n'ai pas su exprimer ma tristesse et ma torpeur, mon amour pour elle, une dernière fois. Elle est partie. Et doit l'être de mon esprit.


[05] Cinquième Fiche

12 juin 2008 01:16 | Neutre | 0 commentaire

 

Vendredi 9 février 07

    Il semblerait que ce soit toujours quand voisin-de-chambre-J-LIL 69904 n’est pas là que je me met à faire mes nouvelles fiches. Déjà la précédente, tel était le cas. Et aujourd’hui, je rentre dans ma chambre d’internat, heureux d’un après-midi sympathique, où l’on m’a offert un superbe poster de System Of A Down sans aucune raison, et à peine la poignée tournée je découvre un petit papier derrière la porte, mon prénom soigneusement écrit dessus. Je ne vous cacherai pas qu’au départ je m’imaginais avec joie le mot d’une fille qui aurait voulu m’écrire pour me déclarer sa flamme, ou simplement signaler qu’elle était passée pour espérer me voir, ou encore m’inviter à passer la soirée avec elle. Puis je m’approche, puis j’ouvre cette feuille bien pliée. Je reconnais l’écriture de Nicolas. Il a du rentrer chez lui. Me voilà désormais seul à l’internat. Oh, j’ai bien d’autres amis, mais vala, Nico c’est mon voisin, mon compagnon de tous les jours, et à l’internat garçon je n’apprécie pleinement que lui. Et les deux amies avec qui nous mangeons toujours le soir sont au cinéma. Et moi, moi je reste seul. Non, je ne sors pas, je suis censé préparer un exposé de Philosophie pour demain - et pour lequel je suis bien dans la merde d’ailleurs -. Je vais donc passer toute la soirée et une bonne partie de la nuit dans ma chambre sans avoir personne à qui parler, avec qui faire une petite pause dans le boulot. Mes pauses ce soir ne seront qu’allers-retours dans l’étroite petite chambre. J’ai perdu toute motivation pour faire mon exposé. Je m’écoute System Of A Down et ça ne me donne même pas la pèche, alors que cela devrait.

    Bref, la solitude, l’ennui et la démotivation m’ont fait prendre le portable et le clavier, et rédiger une nouvelle fiche. Ici commence alors la fiche V.5.0. Au bout de cinq fiches, on se demande toujours ce qu’on va bien pouvoir dire qui n’a pas déjà été dis dans les précédentes. C’est dur de parler de soi différemment à chaque fois. Disons que notre humeur ou le moment de notre vie durant lequel nous rédigeons cette infime biographie nous fait percevoir différemment notre passé, nous rend plus ou moins sensible à tel ou tel détail de notre vie. En espérant donc que mon humeur ou le moment de ma vie durant lequel je rédige cette infime biographie sera différent des fois précédentes et vous fera découvrir un nouveau Kaìn.


    Je commencerai toutefois comme l’introduction de toutes mes précédentes nouvelles fiches. Pourquoi une V. 5.0 ? Ici ce n’est pas que j’avais envie de changement, envie de rajouter quelque chose. Non, j’ai voulu retirer quelques choses de mon ancienne fiche que, je l’espère, vous ne retrouverez pas ici. Peut-être me sentirai-je obligé d’en parler à un moment ou un autre, et je sais que je le serai. Mais alors je serai plus concis que dans mes dernières fiches. Oui, je veux donc retirer les éléments de mon ancienne fiche. J’y ôte en réalité ce qui constituait le squelette de ma précédente fiche, la principale matière à discussion. Car pour des raisons bien trop longues, et que je ne vous expliquerai pas ici, pour des raisons de pudeur, la raison de mes précédents écrits m’a supprimé de sa vie. Bien entendu, pour toi, lecteur, un tel acte peut paraître abrupte. Il me l’a parut aussi. Mais il y a un contexte, il y a des raisons, que je comprend un peu. Mais le fait est que je n’existe plus pour elle. Lettres, MSN, portable, etc., je n’y suis plus pour elle. J’ai donc décidé de me forcer à en faire de même. Je n’ai gardé que quelques photos et sa lettre, et le reste, adieu. Adieu alors fiche 4.0.


    Je m’efforcerai ici de parler de moi le plus intimement possible. Le moindre petit détail, je tâcherai de vous le raconter. Des petites choses, de simples petites choses, mais que j’ai toujours voulu savoir sur les gens. J’ose alors prétendre qu’il y en a d’autres dans mon cas, et dont la curiosité serait satisfaite en apprenant ces infimes détails. Pour les pervers qui s’attendent à des récits d’ébats sexuels ou taille de mon pénis, passez votre chemin, je ne parlais pas de ça. Je parlais plus de psychologie que de sexualité, plus mental que gland. De toute manière il n’y aurait rien de passionnant pour moi à raconter, et pour vous à lire.


    J’ai donc un exposé de philo à faire pour demain. Oui, bien sûr, cela fait longtemps que j’ai le sujet, les documents sur lesquels travailler m’ont été fournis avant les vacances de Noël… Mais comme à mon habitude je m’y prend un peu au dernier moment. Ne croyez toutefois pas que je ne m’y mets que ce soir, non. J’ai commencé mardi soir, et j’ai terminé de lire les documents. Maintenant à moi de réfléchir, trouver un plan, organiser mes idées, les rédiger, pour me ridiculiser demain devant toute la classe.  Pour tout vous expliquer, je suis en prépa lettres (khâgne Ulm) au lycée Faidherbe de Lille. C’est dur, dur dur dur… Mais ça me plaît assez. Masochisme ? J’aime, dans l’ensemble, ce qu’on étudie. Cela ne me dérange pas de travailler tard. Ce soir je vais sûrement faire du 3h, peut-être 4h si je ne suis pas performant. Peu m’importe. J’ai du thé, des kinders country et des pâtes de fruits. De quoi tenir un siège. Pour l’année prochaine, si j’ai mon équivalence, je pars en troisième année de licence d’anglais à Lille 3.


    L’expérience de la solitude est horrible. Je pense que la solitude pure et dure, type Robinson sur île déserte, est moins pire que la solitude en communauté. J’ai eu la joie d’y goûter ce soir à la cantine. Sentiment d’être de trop. Sentiment que tout le monde, ensemble, vous regarde. J’ai beau être seul ce soir, je poursuis les habitudes. Chaque soir avec 69904, après mangé, nous allons faire un petit tour avant de nous remettre au travail. Un tour, un petit tour. Celui du parking du lycée. On sort de l’enceinte du bahut, on tourne à gauche. On remonte la rue et les grilles, on tourne à la prochaine à gauche. Nous rentrons de nouveau dans l’enceinte du bahut. Puis nous revenons sur nos pas, et nous retournant à l’internat. Mais ce soir j’étais seul. J’ai souvent eu ce sentiment, dans la vie, d’être la gêne, celui de trop, celui qui se sied pas avec les autres. Sûrement dû à ma timidité et à mon potentiel paranoïaque. Déjà ma sœur, 21 ans, n’a jamais eu de notes en dessous de la moyenne. Si, deux. Deux fois, elle a des notes en dessous de la moyenne. Moi, moi j’ai l’impression d’être la merde de la famille, celui qui récupère les piteuses que sa sœur n’a pas eue. Ma sœur a intelligence, persévérance, motivation… Mes parents n’en ont pas tellement gardé pour moi. Moi, j’ai raisonnement limité, velléité, flemme. L’exemple même se produit sous vos yeux. Je vous parle plus haut d’un exposé de philo. Ais-je plus avancé ? Je n’y ai pas touché. Entre ce paragraphe ci et le précédent, j’ai dormi, j’ai écouté de la musique, je suis allé manger, j’ai fais mon petit tour de parking. Puis je suis remonté, et me voici à nouveau devant le clavier.


    J’ai l’impression, ces deux dernières années, de m’être ramolli. Quand je relis mes premières fiches, je ne me reconnais plus. Peut-être jouais-je un rôle, allez savoir. Mais cette année je ne suis plus motivé par rien. Il m’arrive parfois d’avoir des sursauts de volonté, de « vas-y chiche allez on y va je le fais ! », qui retombent bien rapidement. Pour ne pas les perdre, avant-hier soir avec Nico on les a noté. Partir une journée à la plage cet été avec des potes et nos voitures, comme des grands. Partir une semaine on ne sait trop où avec des potes, louer une baraque ou camper, avec nos voitures, comme des grands. Faire un festival, partir trois jours, camper et se saturer les tympans, avec nos voitures, comme des grands. Mais avant cela faut que j’ai le permis. Mais cette liste de motivations me motive à avoir le permis. Je m’étais promis, alors que je mangeais, de prendre ma douche et me laver les cheveux dès que je rentrais. L’ais-je fait ? Vous en avez la preuve. Au lieu de cheveux mouillés et odeur de gel douche vous n’avez que des mots. Philo sur ma droite. Mes deux bambous enlacés sur la gauche, que j’ai appelé « les amants », mon ordinateur devant moi et sous mes doigts, qui n’ont d’autres noms que « pouce, index, majeur, annulaire et petit doigt » (oui, je lui nie toute identité d’auriculaire).


    Bon, j’écris, j’écris, mais je m’écarte. Je parle pour ne rien dire. Mais qu’avoir à raconter quand on juge sa vie peu passionnante ? Je suis né, j’ai traversé 19 âges. Chaque année, je changeais de classe, je changeais de « maître » ou de « maîtresse » (quand on est petit on ne se rend pas compte du poids du mot. On se place soi-même en position d’infériorité et de soumission). Un certain chanteur disait « j’ai deux amours ». Je ne connais pas son nom, je ne connais pas le reste des paroles. Mais quant à moi je peux dire que j’ai eu deux amours. Je n’y avais pas prêté attention jusqu’à alors, mais ces derniers mois j’en suis venu à cette conclusion.

 D’abord, à la maternelle, il y avait eu Marie-Cassandre.  Cela remonte à loin, et je n’ai plus souvenir de son visage. Je me rappelle juste qu’elle était blonde. Jusqu’alors je me disais que ce n’était qu’une amourette de maternelle, le genre de sentiment pour lequel on dit « je t’aime » et on embrasse sur la bouche sans savoir ce que cela représente, mais on le fait parce que papa et maman le font. Mais plus j’y repense plus je me dis que pour cette fille, il y avait sûrement quelque chose. Je me rappelle d’un jour, la récréation prenait fin. Nous devions nous ranger en rang deux par deux. J’étais dans ma file, elle dans la sienne, car nous n’étions pas dans la même classe. Je ne sais pas pourquoi, j’ai quitté mon rang, couru jusqu’à elle, je me suis mis à genoux, lui ai pris la main et l’ai baisé, puis j’ai de nouveau couru rejoindre mon rang. Cela m’effraie presque de ne pas savoir pourquoi je l’ai fais. Je ne suis même pas sûr qu’à cet âge là j’ai pensé à un but dans mon acte. Une pulsion, une envie, sûrement.

Je n’ai retrouvé ce genre de réaction qu’avec mon deuxième amour, quinze à seize ans après, dont je me suis promis de ne pas parler. Elle était blonde elle aussi. Après une année dans sa classe, et quelque histoire compliquée que je ne conterai pas, elle due repartir chez elle, sur Paris, pour les vacances d’été. Et je savais ne plus la revoir ensuite, car elle partait pour Sciences Po. Je l’accompagne avec des amis jusqu’au train, nous l’aidons à porter ses valises. Nous ne parlons presque pas, en attendant l’entrée en gare du train. Le train arrive, elle doit partir. De courts adieux, de trop courts adieux. Quelques baisers arrachés, et la voilà partie. Nous ne pouvons l’accompagner jusqu’à sa voiture, le quai est bloqué à ceux qui ne prennent pas le train. Je tourne en rond, les larmes aux yeux, comme un lion en cage, de la voir s’éloigner sans pouvoir la rejoindre. J’examine la situation, je prétexte un petit tour pour m’éloigner de mes amis, puis, une fois hors de leur champ visuel, je me met à courir, avec l’intention d’aller de l’autre côté du quai, contourner le train et traverser les rails pour aller la rejoindre. Un escalator immobile qui mène à une passerelle fait changer mes plans pour une solution moins dangereuse. Je saute la barrière qui en bouche l’entrée, grimpe les marches quatre à quatre. Je bondis sur le premier escalator qui mène à son quai que je trouve. Je le dévale, même s’il fonctionne en sens inverse de moi. Il tente de ralentir ma descente en voulant me faire monter. Un homme en noir m’attend en bas et m’empêche d’aller plus loin. Je la vois, au loin, grimper dans la voiture. J’espère qu’elle me voit, mais elle ne me regarde pas. J’implore l’homme, je le supplie, je n’ai pas le droit d’aller la rejoindre une dernière fois.

Je ne me connais pas d’autres impulsions de la sorte, totalité irréfléchie, dans ce domaine-ci. Alors je me dis que oui, peut-être, j’ai bien dû avoir deux amours. J’eus des amourettes entre deux, avec l’illusion de l’amour, mais le sentiment s’estompait bien vite.


[06] Sixième Fiche

12 juin 2008 01:16 | Neutre | 0 commentaire

 

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- INTERNAT = LONGS COURRIERS -
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Note préventive : C'est le bordel dans les pensées sur cette fiche. J'ai pas eu l'ingénieuse idée de dater chaque paragraphe. Donc bah tant pis.


Ah !

Comme une folle envie de rererererefaire ma fiche. Cette fois-ci (en tout cas le début, la partie de ce soir), je l'improvise ! Avant je la tapais sous Word, je la rebidouillais; non, ici je vais tâcher de la faire 100% naturelle. Je suis pas d'humeur à me coucher, même si je devrais, et je relisais tous mes vieux Rapports d'Enquête, et je me disais : wow, il avait l'air vachement cool le Kaìn d'avant. Alors je me suis interrogé, où est-il parti ? Bah j'en sais rien. Finalement, on peut pas se quitter soi-même, donc il est encore là, enfoui, caché, peut-être dominé par un autre qui trop longtemps a sévit !
Alors cette fois-ci, promis promis promis, je ne parlerai pas du sujet qui me plombe à chaque fois l'humeur, qui fait de mes fiches des paquets de mots pessimistes. Je ne parlerai donc pas du chapitre des Amours, comme ça, c'est réglé. Sachez juste qu'il a été bien vide tout au long de ma vie (rempli un peu par ci, par là, durant de très rares occasions), et qu'il l'est actuellement. Point final.

Bon, alors que dire ? C'est le sujet sur lequel je peux me plaindre sur le plus de lignes ... Alors bon, pour cette fiche 6.0, je prône l'originalité, je commencerai par ... Une présentation de moi-même ! C'est bien ça non ? Bonne accroche je trouve.

Alors, le Kaìn par Kaìn, comment est-il ? Et bien cette race n'est vraisemblablement pas rare, et assez répandue. Le Kaìn c'est un jeune homme (ouai garçon ça me vexe) de 19 ans, blond, étudiant en seconde année de prépa lettres (Khâgne Ulm) au Lycée Faidherbe de Lille. Le Kaìn, c'est l'ambivalence incarnée. Il est con, mais intelligent (ouai, parfois). Il est courageux mais peureux. Il est généreux mais égoiste. Il est sympa, mais parfois qu'est-ce qu'il est chiant. Et puis il a d'abord des fiches débiles, puis ensuite des autres qui se prennent trop au sérieux et qui confondent fiche paranoïaque et dissertation égocentrique. Puis de nouveau une fiche qui se veut plus relâchée. Enfin le Kaìn on a du mal à le suivre, lui aussi d'ailleurs a du mal à se suivre.
Mais avant tout le Kaìn est vélléitaire, aaaah ça oui. Il est d'ailleurs en ce moment même en train de se demander si finalement ça vaut le coup d'aller au bout de cette fiche. Il hésite déjà à la supprimer. Il lui faut parfois un bon coup de pied au cul pour le forcer à faire quelque chose, ou une poussée personnelle d'adrénaline qui lui vient d'on ne sait où. Mais principalement, oui, c'est un mou, un perdant, un timide, un réticent. Il a pas de couilles au cul le Kaìn ! (anatomiquement parlant ça se tient, mais c'était pour suivre l'expression populaire) Il aime se lacher sur lui-même le Kaìn, ça fait du bien des fois. Même si des doigts nerveux sur un clavier ça compensera pas un bon gros cri, mais ça risque de faire chier les parents là.
Oui car avant tout, le Kaìn, comme toute personne normalement constituée selon les critères Kaìninien, est constitué de divers pulsions et envie et sentiments à exprimer. Le truc c'est que comme il est vélléitaire, et que par conséquent il n'ose pas, et bien il exprime rarement tout ça. Il intériorise. Oh il paraît peut-être un peu passif comme ça vu de l'extérieur, mais à l'intérieur il vous loue et vous adore, il vous approuve et vous admire, ou vous insulte et vous exècre, il vous méprise, il vous crache dessus, il emmerde tout le monde et le Monde.
Le Kaìn est flemmard. Tellement, qu'on lui a récemment proposé de faire de "mais finalement, la flemme" sa devise. Oh y'a d'autres dérivés du genre "gnaaan la flemme", "pff non la flemme", etc. Parfois il a la flemme de dire "mais finalement, la flemme", alors il dit "flemme". D'ailleurs il va pas finir sa fiche ce soir.

Flemme.


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Ah ! Je me repends ! Tant pis, je manquerai à ma parole, il faut que j’en parle ! J’aurais pu l’écrire quelque part, sur une feuille ou dans un coin de PC, mais je n’aime pas les textes inutiles et qui ne sont pas lus, alors voilà, je l’écris sur ma fiche, j’écris ce dont j’avais promis de ne pas parler. Marre ! Marre du célibat ! Alors que me voilà à peu près guéri - je pense - de celle en raison de qui j’écrivais des fiches plus ou moins tristounettes, me voilà triste d’être célibataire et de n’aimer personne ! A la sortie de la cantine : trois couples minimum, qui se galochent abondamment dans le noir. Et ce n’est qu’un échantillon de ce que Faidherbe offre tous les jours à la vue des pauvres célibataires dont je fais parti, comme l’eau et les fruits que l’on expose à Tantale, et qu’il ne peut atteindre. Oui, oui, j’ai des amis, et je les en remercie. J’ai passé de vraiment bonnes soirées avec eux, je vais en passer d’autre, et ils rythment mes journées et me donnent le sourire. Mais d’un autre côté, prendre une amie dans ses bras, abriter sa tête dans le creux de la nuque et glisser la main à sa taille, sans une quelconque équivoque, me renvoi l’image de ce que je suis : un garçon qui n’a « que » des amies à prendre dans ses bras. Oui, je l’avoue, cela ne me suffit pas. J’aime beaucoup cela, mais je veux plus. Je veux pouvoir prendre dans mes bras une fille exactement de la même manière, mais que l’ambiguïté soit permise. Que derrière tout cela ne se cache pas des purs sentiments d’amitié, mais une certaine attirance dissimulée qu’à moitié, des regards faussement farouches, des timides sourires en coin. Puis que la main ne saisisse pas que le pouce ou la main entière, mais se glisse complètement entre les doigts, qu’ils se coincent et ne se détachent plus. Et je veux des baisers, aaaah, même pas sur les lèvres, mais partout ailleurs. Épaules, cou, mâchoire, joues et commissures… Seulement après les lèvres. C’est bien plus désirable. Cette attente rend les lèvres encore plus exquises, tout en sachant ne pas frustrer. Ça me manque. Ça me manque tellement. Je hais tous ceux là qui par leurs corps enlacés renvoient aux autres le reflet de leur corps solitaire. Je les hais. J’aimerais tellement être eux ! Le soleil arrivant, le ciel bleu et découvert, la légère brise, ne suffisent pas à remplir un cœur bien vide.

* Fin de digression de frustré *



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Je suis Con - Chiant - Immature - Timide - Maladroit - Salace - Lourd - Jaloux - Peureux - Egoiste - Flemmard - Individualiste - Possessif - Radin - Maniaque - Pas Souriant - Commun - Misanthrope - Eternellement Insatisfait - Mou - d'une carrure de Crevette - Impatient -


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Faudrait que je continu ma fiche, mais je ne sais plus quoi y mettre ... mes goûts sont dans les mots clefs en bas ... D'ailleurs faudra que je les mette à jour ... Je peux pas parler de ce que je ne peux pas parler dont j'ai déjà parlé ... Me suis déjà présenté rapidos ...
Ah, tenez, je vais vous expliquer pour la Nième fois pourquoi mon pseudo c'est Kaìn. Naaan, j'déconne, ça me fait chier. Oui bon bah finalement je la terminerai un autre jour.


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Moi quand j'étais petit j'ai jamais voulu être pompier. J'ai jamais voulu sauver les gens. Je voulais être vétérinaire, pour soigner les animaux. Ca mérite bien plus d'être vivant une bête. Ca mérite de s'allonger dans l'herbe au soleil, de manger pour survivre, de s'amuser de rien, de tuer pour manger. Pourquoi sauver des hommes ? Ca ne mérite pas de vivre pour accumuler les richesses, de tuer pour étendre un Empire, de se tirer soi-même par le bas en créant armes, bombes, drogues, techno ... Mais bon les huit années d'étude après le bac m'ont découragé.
Alors j'ai pendant un court temps songé à la police, pour punir les méchants et coffrer les gens que j'exècre. Mais bon, si c'est pour me faire cracher dessus, caillasser et insulter, j'ai cessé d'y songer.
Donc maintenant je veux devenir journaliste, pour filmer ce qui fait que j'ai si peu foi en la race humaine. Pour partager avec le monde mon point de vue et ouvrir les yeux au grand nombre d'aveugles qui crie que la vie est belle, que l'amour c'est top, que Peace & Love quoi. Bande de cons. Et puis quand on est gosse on rêve d'aventures comme Indiana Jones, de voyager comme Tintin, de glorieusement accomplir une mission qu'on nous a confié comme Asterix. Et quand on souhaite devenir journaliste on oublie qu'on devra faire les petites rubriques que personne ne lit, et on rêve d'aventures, de voyager, d'accomplir une mission.
Finalement le Martin que j'étais ne sera peut-être pas déçu du Martin que sera le Martin que je suis (oui parce qu'en fait je m'appelle Martin, je ne l'avais pas signalé).


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J'ai parlé à André Manoukian ! La preuve sur Youtube ! (ouiii je sais, pas de quoi se vanter ...)


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Ma protégée Maloune-61160 souhaite ici que je parle d'elle. Bien. Pour tout vous dire, je ne me rappelle plus de quand j'ai connu Maloune. En fait c'est une amie de ma soeur. Elle dit que la première fois qu'elle est venue dormir à la maison c'était le soir où Fabrice a quitté le Loft 1, je dois bien vous avouer que je n'ai pas retenu ce détail ! Maloune c'est des rires, des sourires, des jeux, des délires de quand on est gosse et dont on a assez honte après. J'ai pas souvenir de grands trucs, genre Sun Park ou Futuroscope, où je n'étais pas là ... Non pour moi Maloune ça sera toujours à ma maison (ou chez elle plus rarement) et quelques tripes comme ci comme ça. Après euuuh, vala, je sais plus trop quoi dire ...


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Je sais, je vais vous parler ici de ma "nose addiction", essayer de vous expliquer pourquoi j'aime particulièrement le nez chez une fille. Tout d'abord, je ne saurais dire depuis quand je m'attache au nez ... je me rappelle juste d'une fois en voiture, il y a un bout de temps, je voyais mon nez de face dans le rétro et je me suis dis "j'aime mon nez", jusqu'à ce que je le vois de profil et jusqu'à ce que je me l'explose trois fois de suite dans un toboggan d'un parc aquatique. Mais chez la fille, ça, bonne question, je ne sais revenir aux sources.
Bref, le fait est, j'suis "nose addicted". Pourquoi ? Parce que, bien sûr, la beauté intérieure compte, blablabla et blablabla, mais l'extérieur compte quand même aussi un peu. Et le nez, c'est ce que tout le monde a en plein visage. Je demande pas un piercing ou un grain de beauté près de la bouche, non, un nez. Ensuite, le type de nez qui me plait ... A vrai dire je me suis rendu compte qu'il y en avait plusieurs. Mais j'ai ma préférence pour les petits nez mignons, pour la petite trompette. Bien sûr, évitons le nez épaté, le nez tordu, le nez bossu ... Attention ! Ca ne veut pas dire qu'une fille qui a un nez épaté, tordu ou bossu est moche. Simplement, je trouverai ça dommage, de gâcher un beau visage avec un nez qui ne me plait pas. Le nez fait tout pour moi, et une fille mignonne avec un joli nez, je fond.
Pour vous montrer un petit exemple, je vais vous dévoiler la fille qui, à mes yeux, porte le plus joli nez que j'ai vu jusqu'à alors dans ce fabuleux Complexe : Laora-49348. Regardez ce nez fin, parfaitement lisse, un peu arrondi, qui se termine un peu en pointe au bout. Voilà le Saint Nez !


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J'viens de capter que j'ai une sorte de TOC en fait. Quand je vais aux toilettes avec un bouquin et que je ferme le verrou, je ne pose jamais le bouquin le temps de m'assoir, de baisser le pantalon tout ça tout ça, mais je le lache, et le bruit du verrou doit retentir en même temps que le livre claque par terre. Oui c'est con ...


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La Braderie de Lille, tout ce monde, ça m'a rappelé un truc, et je me suis dis que ça pouvait avoir sa place ici : Lors des attentats du 11 septembre, avec un pote on se disait qu'on aurait aimé y être. Pas dans l'avion ou dans les tours, mais dans la rue, voir les avions s'approcher, s'écraser, le tout exploser, le nuage de fumée se propager, la poussière, la cendre et la déflagration envahissant la rue. On aurait couru en panique et trouvé à se planquer pour filmer la scène.
Là, à la Braderie, ce même pote m'a dit "imagine s'il y avait un attentat", et paf ! le souvenir de cette conversation est revenu. Et ouais, imagine si y'en avait un, ça fait boum, les gens sont en paniques, on se met à l'abris, on observe, et j'aurais tant voulu avoir une caméra pour filmer la scène !
C'est ça que j'aimerais faire. Y'a une part de moi qui se sent attirée par le journalisme de guerre. Un ptit besoin d'adrénaline sans doute.


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Fichtre dieu, j'ai oublié un truc : Merci Ô Rdinateur !


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Et maintenant, de quoi souhaitez vous que je parle ?